La seconde vague est bien arrivée et le re-confinement est venu avec. Même si ce dernier est assoupli par rapport à celui du printemps, les conséquences pour l’économie vont être désastreuses et particulièrement pour la restauration et les commerces. Comment vont-ils devoir gérer la crise Covid sur les loyers ?

Les mesures gouvernementales annoncées sur loyers

Le gouvernement et Bruno LEMAIRE ont détaillé toute une série de mesures qui vont, autant que faire se peut, amortir les conséquences à venir. Concernant les loyers commerciaux, il a été annoncé qu’un crédit d’impôt serait mis en place pour inciter les bailleurs à annuler une partie de leurs loyers. Ce crédit d’impôt serait de 30% du montant de loyers annulé. Enfin, cette mesure sera inscrite au projet de loi de finance modificatif de fin d’année.

Nous avons donc là une mesure qui fait, quand même, perdre 70% du montant de loyers annulé par les bailleurs avec une vision définitive du cadre juridique du crédit d’impôt qu’en fin d’année. Le gouvernement pense évidemment bien faire et il n’est nullement ici sujet de critiquer son intention. Néanmoins cette mesure va être très diversement interprétée et mise en œuvre en fonction des typologies d’acteurs concernés dans les trois catégories concernées, bailleurs, locataires ou administrateurs de biens.

Le COVID menace bailleurs et locataires

Ce sujet est bien évidement une menace à court et long terme. Une menace pour les locataires dont les bailleurs ou gestionnaires locatifs ne seront pas disposés à dialoguer ni à étudier le sujet. Une menace pour les bailleurs qui seront attaqués de toute part par les locataires ayant un poids juridique et financier conséquent. Une menace pour les administrateurs de biens qui vont devoir agir sans avoir pour certains le mandat ou l’expérience nécessaire. Une menace également pour la trésorerie de ces trois acteurs, loyers à payer envers et contre tout pour certains, pertes de loyers ou d’honoraires pour les autres.

Mais surtout une menace à long terme pour tous, pour la survie même de leurs organisations. Et cela à cause des décisions qui seront prises, ou non, dans les jours à venir. Le risque majeur étant d’ailleurs de ne rien faire que l’on soit bailleur ou locataire. Faire le mort en attendant que la crise passe est le plus sûr moyen d’empirer la situation.

Opportunité mais pas opportunisme

Nous, chez CONSOLIM, nous y voyons une opportunité à moyen terme qui permettra de sécuriser les organisations à long terme en maitrisant les risques à court terme.

Tout cela est une délicate alchimie qu’il va falloir manipuler avec soins. Accorder quoi ? à qui ? contre quelle contrepartie ? dans quel délai ? et dans quel volume ?

La situation est dramatique et notre idée n’est pas de suggérer d’en tirer profit au détriment des autres, quelle que soit votre position.

Notre idée est de profiter de la situation pour améliorer la relation et le partenariat des différents acteurs en les incitants à négocier des termes gagnants-gagnants. Pour cela personne ne doit tirer la couverture à soi.

Le lease management peut-il être un remède à la crise Covid des loyers ?

Il va falloir donner la main à des professionnels qui maitrisent le lease management, la gestion des baux. Et éviter toute démarches agressives, ne laissez pas une Régie envoyer un huissier avec un avenant de bail pour tordre le bras à votre locataire, ne laissez pas un avocat monter tout cela en pression pour aller au tribunal ! Ces pratiques d’un autre temps ne feront que mener tout le monde dans le mur. Le locataire ne s’en sortira pas, le local finira vacant, le bailleur perdra son loyer, le gestionnaire perdra ses honoraires et c’est toute l’économie qui en souffrira à la fin.

Les locataires et bailleurs vont devoir faire chacun des concessions pour permettre à tous d’en sortir renforcés. Ce qu’il faut bien comprendre c’est que les intérêts des uns ne sont pas tous incompatibles avec les intérêts des autres. Et l’intérêt de tous est bien de passer cette crise ensemble. C’est selon ce paradigme que la problématique doit être abordé.

Il s’agit d’équilibrer les risques et concessions des différentes parties pour permettre une sortie par le haut de cette crise. Les juristes et avocats pourront donner le cadre juridique de ces négociations, mais il faudra également des compétences économiques, financières et stratégiques pour bien appréhender le sujet dans son ensemble. L’interconnexion des business plans permettra d’aider à la compréhension globale de l’interconnexion des problématiques de chacun, au-delà des clichés et des aprioris.

Comment négocier le loyer avec mon bailleur ? Comment gérer la crise avec mon locataire ?

Dans les deux cas il faut bien comprendre les impératifs immédiats de chacun et les enjeux à moyen et long terme. On se rend compte alors des ouvertures possibles pour élaborer des solutions permettant la survie économique des uns et la pérennité des investissements des autres.

On doit voir au-delà de ses intérêts immédiats et au-delà de ses propres enjeux. C’est évidement facile à écrire comme cela mais bien plus compliqué à poser sur la table concrètement. Mais l’exercice est nécessaire pour se sortir ensemble de cette situation compliquée.

Un acteur unique pour servir de médiateur locatif

Chez CONSOLIM, nous avons la chance de maîtriser l’ensemble de ces points à travers nos différentes activités, c’est pour cela que nous avons immédiatement pris la parole pour aider les différents acteurs à faire les bons choix dans l’intérêt de tous.

Si ces questions sont abordées avec compétence et diplomatie, avec pragmatisme et honnêteté, alors tout le monde peut y trouver son compte.

Si vous souhaitez notre aide, nous serons à votre écoute dans les jours et semaines à venir.